Saviez-vous que... (Source des données: Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes) La vulnérabilité des enfants aux morsures de chien, surtout au visage, est souvent attribuée au fait que, par leur petite taille, ils sont moins intimidants pour les chiens. De plus, leur manque de jugement, dû à leur jeune âge, les amène parfois à poser des gestes qui peuvent être facilement perçus par l'animal comme une menace ou une agression.
Le chien agresseur est connu par la victime dans 71,2% des cas. Il habite avec la victime dans 25,7% des cas. Les enfants se font mordre davantage par les chiens de leur voisinage que par un chien appartenant à leur famille immédiate (père, mère), tandis que les adultes se font mordre davantage par un chien appartenant à leur famille immédiate.
Les morsures se produisent surtout dans les mois d'été et en soirée. De toutes les morsures, 38,0 % se produisent au cours des mois de juin, juillet et août.
Les morsures surviennent davantage dans les maisons privées que dans des lieux publics. À la résidence de la victime, les morsures surviennent surtout à l'intérieur de la maison (71,6 %), tandis que chez une autre personne, elles surviennent surtout à l'extérieur - sur le terrain, dans la cour, dans le garage (60,5 %). De plus, les enfants de moins de 4 ans et les adultes de plus de 15 ans se font mordre surtout à leur domicile.
Le chien atteint le plus souvent la tête et le visage (47,2 %), suivis des bras (32,4 %), des jambes (1 5,0%) et du tronc (4,9 %).
Les circonstances des morsures ont été définies selon l'un de trois types d'interaction entre la victime et le chien : les interactions habituelles, les interactions inhabituelles et aucune interaction. Plus du tiers (38,5 %) des patients ont évoqué une interaction habituelle avec le chien (le caresser, lui donner à manger, jouer avec lui), tandis qu'un nombre légèrement inférieur ( 32,7 %) de victimes ont signalé une interaction inhabituelle (taquiner le chien, lui faire mal, lui enlever de la nourriture ou un jouet). Seulement 28,8 % des incidents n'impliquaient aucune interaction avec le chien (la victime marchait, patinait, roulait à bicyclette, livrait des journaux). Notons que 10 cas se sont produits alors que la victime livrait des journaux ou des circulaires.
Pour ANIMACHIEN, la morsure de chien est une blessure évitable dans la grande majorité des cas. Pour améliorer la surveillance à ce chapitre, il faut sensibiliser davantage la population aux conséquences graves des morsures de chien et axer les interventions par la prévention des morsures auprès des enfants et par l'éducation préventive des chiens auprès des propriétaires et familles possédant un ou plusieurs chiens. Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à nous contacter. |